Test des poignées Ritchey WCS Trail Python : Ritchey est une légende du cyclisme, et ses poignées étaient autrefois synonymes de performance ultime. Avec les WCS Trail Python, la marque historique explore un concept unique : une poignée massive et ultra-ergonomique en mousse néoprène, conçue pour prévenir les engourdissements. Cependant, notre test révèle que ce design audacieux est plutôt destiné aux cyclistes confirmés et présente des inconvénients non négligeables.
Dimensions et forme
- Poids: 182 g
- Diamètre: 35-39 mm (ergonomique)
- Longueur: 144 mm
- Prix: 29,89 €
- Couleurs: noir
Les caractéristiques techniques des poignées Ritchey WCS Trail Python sont quasiment inégalées. Avec un diamètre variable jusqu'à 39 millimètres et une longueur impressionnante de 144 millimètres, c'est un véritable géant. Nous avons même dû modifier le poste de pilotage pour pouvoir l'installer. Avec ses 182 grammes, elles pèsent presque deux fois plus que certaines autres poignées testées.
Sa caractéristique principale est sa forme ergonomique, presque en aile, conçue pour offrir un excellent maintien de la paume. Le matériau est une mousse néoprène légère, complétée par des inserts en caoutchouc souple judicieusement placés. Cependant, la qualité de fabrication ne nous a pas entièrement convaincus. La bague de verrouillage en plastique intégrée et les résidus de caoutchouc visibles dus à la production donnent à la poignée une sensation qui ne correspond pas tout à fait à la réputation de la marque. Pour près de 30 euros, nous nous attendions à un peu plus de raffinement.
Sur la piste : Le python de sentier Ritchey WCS
Sur les sentiers, la poignée WCS Trail Python a du caractère, avec ses points forts et ses points faibles. Les propriétés d'amortissement de l'épaisse mousse néoprène sont excellentes. Elle filtre efficacement les vibrations sans donner une sensation molle ; le retour d'information du sol reste étonnamment direct.
Son principal atout est aussi son principal défaut : son ergonomie extrême. Sa forme impose une position des mains très spécifique. Tant que cette position est maintenue, le confort est optimal. Cependant, dès que l’on modifie légèrement la position des mains en fonction du terrain et de la situation – comme c’est souvent le cas en VTT – la poignée devient rapidement inconfortable et exerce une pression inappropriée. Cela limite considérablement sa polyvalence.
L'adhérence est également moins bonne par temps humide : les larges inserts en caoutchouc lisse offrent peu de prise sans gants. Ils deviennent glissants, presque gras, et nécessitent une force de préhension nettement supérieure pour maintenir la prise. Par conséquent, l'utilisation de la poignée sans gants par temps humide est déconseillée. Avec des gants, en revanche, l'adhérence par temps sec est bonne, car les surfaces lisses sont confortables et aucun motif gênant n'est visible.



